Le "coin" des Poètes

     
  C unfin, Cité de l'Aube qui décline son nom
  U ne cité blottie au creux du Val Landion
  N oir le Bois du Poirier, Rouge la Côte Bien Vau
  F ortelle sous les Chanets, Roises par Monts et par Vaux
  I nvitation au rêve, les gîtes du repos,
  N otre Madone veille sur ce coin des plus beaux ...
     
   

René DUBOIS   

(© Copyright René DUBOIS)

CUNFIN

Joli village paisible

Où tout sommeille en hiver

Et renaît au printemps.

Village tranquille,

Vivant au rythme de la nature

Où à chaque saison, c'est l'aventure

Qui développe des tableaux d'aquarelle.

Un oiseau migrateur y repose ses ailes.

Encerclé de forêt aux multiples verts

Et ses vignes courant sur les coteaux,

Que notre village est beau.

Sa verdure, ses fleurs apaisent notre coeur

Et calment nos humeurs.

La Madone veille sur les promeneurs.

Le temps s'écoule et file

Dans notre village, loin des villes.

G. C.     

(© Copyright GC)

ENTRE CIEL ET TERRE

L'air est empreint de sérénité

Ou se mêlent de suaves senteurs

Apportant à ce lieu de félicité

Ressentie jusqu'au tréfonds du coeur.

Les maisons propres et coquettes

N'engendrent pas la mélancolie

Même, si parfois la chouette

La nuit, nous réveille au lit.

Le Landion chemine, indolent

A travers bois et prés

Sur un long ruban d'argent

Que rien ne semble arrêter.

Ceint de forêts grandioses

Ce village a pour nom Cunfin

On y respire à pleine dose

Lors d'un séjour, à pleine faim.

Les cris des enfants qui s'amusent

Qui chantent, qui dansent et rient

Ont pour une fois, inspiré ma muse

Et ce poème, dédié à Marie.

Qu'elle est loin cette pestilentielle ville

Charriant de nauséabondes odeurs

Et dont la reine est l'automobile

Mue par de polluants moteurs.

Voici ce qu'un soir j'ai ressenti

Et couché noir sur blanc sur papier,

Peut-être cela vous fera t'il regretter

Ce charmant petit coin de paradis !

Jean CHAUSSIVERT

(© Copyright Martin CHEW)  

UN ÉTÉ À CUNFIN

Me promenant à l'orée du bois

Je m'imprègne des senteurs.

Les yeux clos, je sens en moi

S'emballer mon coeur.

Le soleil chaud

Tape sur nos maisons de pierres.

Alors s'épanouissent des milliers de fleurs.

Notre village a revêtu son habit multicolore

Pareil au Sud ; c'est beau.

Sous le regard de notre Madone

Il sommeille.

Paisible, chaleureux et fier.

Et ses vignes, et ses treilles

Aux lourdes grappes chaudes, gorgées de soleil

Feront couler le Champagne à flot,

Lorsque l'hiver sera là à nouveau.

G. C.     

(© Copyright GC)

CUNFIN

Infini Bois Lambert, la Forêt océane,

Du Val de la Fontaine, des Chanets aux Rotures,

Sous les pas d'un poète, un chemin d'aventures

Au creux du Val Landion, Cunfin la mélomane...

Val du Puits, Gravely, la Folie courtisane,

Côte Rougeux, le Bois Cheu, la superbe lecture,

Val Boudière, Val Ginière, Petit Côté, Nature,

Beauté du Val Chevreuil, Paix de la Coupe à l'Ane...

L'Église Saint-Maurice, Le Chêne Saint-Bernard, 

Manse de la Madone, la Chapelle Sainte-Anne

Réserve du Prieur, Sources bénies de l'Art...

La Porte de Champagne, Couére, divin nectar

Le Vivier de l'Amour, l'embellie paysanne,

Cunfinois florilège, mille fleurs vous parent...

René DUBOIS   

(© Copyright René DUBOIS)

CUNFIN SOUS HERMINE

Manteau de myriades de flocons

Tapissant ruelles et chemins

La neige s'étend sans fin

Oui, tu mérites ton surnom.

S'élevant de maintes cheminées

Les fumées happées par les cieux

Montent à la rencontre de Dieu

Une fois leurs trajets terminés.

Comme pétrifié par le froid

Le village plongé dans le silence

Semble nimbé d'un coton dense

Rare, le voyageur est saisi d'effroi.

Pourtant, tout n'est que beauté !

La nature en habit hivernal

Ressemble à une carte postale

Le paysage rayonne de clarté.

Cunfin aux airs nonchalants

A l'exemple du Landion

Connaîtra la résurrection

Et retrouvera son allant !!

Jean CHAUSSIVERT

(© Copyright Martin CHEW)  

PROMENADE EN FORÊT

Au bord du chemin,

Les fougères me font la révérence.

Le vent souffle dans les grands chênes,

Tout à coup les feuilles frissonnent.

C’est alors comme une symphonie.

Les papillons entraînent la danse,

Dans une folle cadence.

C’est une étourdissante farandole,

Ils virevoltent sur les bordures fleuries.

Les fleurs, certaines disposées en ombelle,

Tournoient, mélangent leurs corolles.

C’est un ballet sans fin

Que le vent déchaîne.

Dans cet immense ciel

Le soleil dessine des ombres et lumières

A travers les cimes des sapins.

Les incessants vols d’hirondelles,

Le chant des gais pinsons.

Un chevreuil surgit.

Surprise, je m’arrête.

Il prend peur puis s’enfuit

Dans une course folle.

Etourdie par cette euphorie,

Et tant d’essences qui fusionnent,

Tout cela dans un tourbillon

S’emmêle à l’unisson.

Envoûtante forêt,

Grandiose, enjôleuse,

Occupée par tant de mystères,

Ton charme sur moi opère.

Laissez vous séduire par ses secrets,

Donnez-vous à cette ensorceleuse,

Respirez au cœur de cette confusion,

Ressentez toutes ses émotions.

 

G. C.     

(© Copyright GC)

PETITE CHAPELLE

Petite chapelle blottie au cœur des bois,

Où l’on vient s’agenouiller humblement.

Sainte Anne ou règnent le silence et le mystère,

Lieu de sérénité et de prières.

Au grand chêne mythique,

Envahi d’esprits mystiques,

De grandes âmes y trouvent le repos.

Des pèlerins viennent soulager leur fardeau.

Jadis un sauveur d’âmes

Vint accomplir des miracles

Pour quelques pénitents

Venus solliciter leurs oracles.

Toi l’Elue, mère de Marie, ô Sainte Anne,

Epouse de Joachim,

Vénérée de la Bretagne,

Que d’eau, tes yeux ont versé.

De cette fontaine, soyons purifiés,

De ton auréole,

Montre-nous la lumière, le chemin,

A Bernard de Clairvaux.

Grand homme de foi,

Moine de Cîteaux,

Fondateur de l’Abbaye des Bénédictins,

Qui vint prêcher les Croisades.

Depuis ce siècle, chêne et hameau

Sont devenus le berceau

Des cantiques et de célébrations

De légendes et de dévotions.

G. C.     

(© Copyright GC)

L'AUTOMNE

Le vent souffle devant ma porte.

C'est l'été qu'il emporte,

Me rappelant que déjà c'est l'automne.

Il fait froid et je frissonne.

Les feuilles peu à peu tapissent le sol.

Les parapluies volent la place des parasols.

La forêt s'habille de pourpre et d'or,

Se voile de brume à l'aurore.

Avec la pluie dissimulant l'horizon,

Le ciel bas, gris et triste,

Pleure l'été qui se meurt.

Flétries et fanées sont nos fleurs.

Mon coeur pessimiste,

Angoisse de voir la belle saison

N'être plus qu'un souvenir,

Sent déjà la froidure des jours à venir.

Dans le fond de la vallée,

Le soir, le brame résonne.

On entend le son du cor annonçant

La chasse très proche

Et qu'ainsi disparaît l'été. 

G. C.     

(© Copyright GC)

FORET ENTRE CHIEN ET LOUP

A l'horizon, le ciel d'or

Dessine des reflets de flammes

Dans la sombre forêt.

A l'horizon, le ciel s'endort.

Comme apaisés par leurs femmes,

Les arbres, semblables à des soldats, déposent leurs armes.

Soudain un épais brouillard et tout disparaît.

Là-bas, au soleil couchant,

L'oiseau, de ses ailes,

Frôle le ciel mordoré.

La forêt, sereine et moirée,

Sculpte des ombres irréelles,

Pareilles à des revenants.

Tout n'est que silence.

Un souffle et c'est l'effroi.

Un bruissement et tout prend de l'importance.

Une dernière lueur,

Puis soudain l'étincelle meurt,

Et c'est l'émoi.

Une légère langueur,

Et subitement tombe la nuit immense,

Enveloppant tout dans sa torpeur.

G. C.     

(© Copyright GC)

EN TOUT SENS.

Entendez vous ce feu qui crépite

Dont les escarbilles se précipitent

En tout sens.

Voyez vous ces flammes qui jaillissent

Léchant de l'âtre les parois

En une danse.

Humez ! Respirez ces senteurs

C'est un véritable bonheur

Intense.

Goûtez ces francfort colorées

Parées de tons mordorées

En abondance.

Caressez cet hêtre rugueux

Parfois droit, parfois tortueux

Quelle essence !

L'âtre qui flamboie, qui rougeoie

Empli les âmes de cris de joie

D'une chaleur dense.

Né des temps préhistoriques

Saluons ce feu magnifique

En silence.

Ne jouez pas avec le feu

Car c'est trop dangereux

Prudence !!!

Jean CHAUSSIVERT 

(© Copyright Jean CHAUSSIVERT)

CUNFIN

Dans une Forêt sans fin,

J’ai le cœur baladin...

Une clairière, soudain !

Cunfin, notre Jardin...

 Ses Terres, nous les aimons,

Du Domaine de Beaumont,

Jusqu’au Val Falvremont,

Jusqu’au Champ du Dragon...

Ses Vignes, nous les cueillons,

Dans ce Val du Landion...

Champenois, Bourguignons,

Compagnes, Compagnons,

Cunfin s’est fait un nom,

Faites que nous revenons...

Dans une Forêt sans fin,

J’ai le cœur baladin...

Une clairière, soudain !

Cunfin, notre Jardin...

A Sainte-Anne, je prierai

Saint-Maurice, je verrai

Le Prieur, sa Forêt,

Les Moines du Val Chirey...

La Madone apparaît

Ce Bien Vau me complait

A voir tous ses Tremblays,

Du plus bel intérêt...

Cunfin s’est fait secret,

Faites que je sois plus près...

Dans une Forêt sans fin,

J’ai le cœur baladin...

Une clairière, soudain !

Cunfin, notre Jardin...

Ses Fleurs réconcilient

La Vendue si jolie

Ses Côtes, la Noire Folie,

De son Val Gravely...

Chevreuil du Val du Puits,

Âne de l’abbaye

Ce Vivier rejaillit

D’une Fontaine d’Harmonies

Cunfin s’est enfleuri,

Que vous soyez ravis...

René DUBOIS   

(© Copyright René DUBOIS)

Président du Jury Régional de Fleurissement

13 juin 2009 Pose de la 3ème Fleur Nationale

LES NOUVELLES CARTES POSTALES DE CUNFIN

La lourde cloche d'airain

De ton église monumentale

Carillonne dans l'air serein

De manière triomphale.

Surplombant le village

Sainte-Anne veille sur nous

Ses prières adressées au voisinage

Nous protègent ainsi qu'une nounou.

Pédalant sur les routes

A travers forêts et bois

C'est avec plaisir que je goûte

Ce que j'entends et vois.

Nul alors n'est plus heureux

Je vis, je suis, je renais

De paysages chaleureux

Je m'extasie et me repais.

Lorsque je suis à Cunfin

Je retrouve une autre identité

Le roi n'est pas mon cousin

C'est là, mon unique vérité.

Cunfin, tu n'as jamais été chanté

Pardonnez-moi, mais c'est un crime !

Moi, modeste et honnête retraité

Je te rends hommage par ces rimes !!

Jean CHAUSSIVERT 

(© Copyright Jean CHAUSSIVERT)